MES PHOTOS
Naissance

Tout ce bonheur
Et vous dites qu'il pleure
Apprendre son langage car il rit
Professeure qui apprend le vocabulaire des gazouillis
La lettre M est en tête de son répertoire
Messieurs
les académiciens l'alphabet est à revoir
On
a tous commencé par dire en premier maman
Puis à l'autorité de papa d'où sait-il dire non
Vouloir utiliser tous les mots du dictionnaire
Même sans les penser dire ceux qui donnent les nerfs
Des plus beaux mots à en faire la somme Il les comprendra tous quand il sera un homme
Papa avait raison quand il disait non pas ça
Maman était patiente quand elle disait je serai toujours là
Tous ignorants de ce mot qu'on ne trouve dans les lettres de leur doctorat
Pour dire ce qu'il éprouve quand il cherchera l'affection de vos bras
L'épreuve

Ferme la porte il fait froid dehors
Avant l'arrivée de la tempête personne ne sort
Même le chien a son refuge
Et la nuit tombée arrive le déluge
Elle n'a pas pu courir aux abris devant l'épreuve passante
Sa tige s'est courbée ses pétales tombantes
Après la pluie le beau temps
Et la voilà redressée comme avant
Elle
a du mérite la fleur des champs
Moi qui ai fui ne peux pas en dire autant
Les fontaines jaillissantes
Elles visent les cîmes
Ne tiennent quelques instants infimes
Avant de retomber dans l'abîme
Et moi qui les mime
Vouloir éblouir le ciel de ma rime
Comment réussir quand on est si minime
La bonne humeur quelle belle maxime
On tombe pourtant si souvent quand on trime
Les fontaines et leurs pantomimes
Entre leurs deux extrêmes friment
C'est l'euphorie des hauteurs qui les animent
Puis tomber et toucher le fond les brime
M'exhiber pour vous sera ma prime
Les fontaines et moi sommes synonimes
Bipolaires mais heureux d'être parmi vos intimes
La cage

La Lorraine vous donne du travail
Voilà pourquoi il fallait que je m'en aille
L'affiche était bleu comme un nouvel horizon
Être migrant mais ce sera que pour quelques temps
Rapide au revoir aux parents et au village
Et voilà le "brouck" comme première image
À vingt ans ce quartier était fait d'acier et de baraques
Et me voilà déjà au fond du puits de mine où tout craque
La guerre finissait et cette envie d'oubliance
Mains de maçon pour ensuite reconstruire la France
Vie entière de location dans mon quartier de mineur
Et pas même propriétaire de ma prochaine dernière demeure
Les souvenirs ont si souvent foulé la terre de mon village
Mais c'est la cité qui a creusé les rides de mon visage
Le lointain 1950 ne se vivait pas "au jour"
"Glück auf" comme ils disent ici avant la descente du dernier jour
Il y a mieux pour commencer ses vingt ans que sous terre
C'est pas vraiment original d'y retourner pour devenir poussière
Toi tu as vingt ans aujourd'hui et tu es né ici
Chéris tes souvenirs car dans 70 ans tu feras comme moi aussi
Il y a ceux qui prennent le ciel pour leur demeure éternelle
Quand on est au fond de la mine c'est la surface qui devient ciel
Il me reste encore peu de temps à vivre pendant que la cage remonte
Je viens te rejoindre dans ta tombe ma chère laissée-pour-compte
Quand on travaille dans ces lieux plus bas que les tombes
Les sapins sont à l'envers car on y entre par leurs lombes
Quand la porte de la cage s'ouvrira à 1 mètre sous terre
La photo de nos 20 ans consolera toujours nos enfants restés sur terre
Derrière le miroir

Vilaine image de mon sosie quand je regarde dans le miroir
Voilà mes défauts comme un point de craie sur le tableau noir
Comparer cette vieille photo avec ma peau lisse de bébé
Avec ce selfie d'aujourd'hui et mes rides de pépé
Témoin de ma déchéance depuis l'âge de mon innocence
À quoi bon la sagesse maintenant s'il faut tirer sa révérence
Jeune et tout puissant voilà comment on se rate
Le grand âge récompense les regrets de ma période ingrate
Miroir ami fidèle qui ne cache pas la franchise
D'éviter ces mots que les autres disent
Si ma laideur s'arrête à la surface de mon miroir
N'y-a-t-il derrière lui que ma beauté intérieur à voir
Si on ne peut pas inverser ses yeux dans leurs orbites
Dis
moi toi alors quelle est la beauté qui m'habite


La Tour Eiffel du Mineur
Paris a l'orgueil de sa hauteur
Ici les gueules noires préfèrent les profondeurs
S'humilier dans les galeries et leur noirceur
Ici on ne se dresse pas d'une gloire sans labeurs
On courbe le dos plié comme un polygône plein de douleur
Monument posé sur un terril de déchet des marteaux piqueurs
On se glorifie seulement qu'avec sa propre sueur
Voilà notre Tour Eiffel pliée en trois secteurs
Une tour sans le nom de son auteur
Honore ces milliers d'hommes dont la poussière était leur seule couleur

La Mémoire
La pierre de celles qui se fissurent
Fait croire que plus personne n'occupe ces marbrures
Les pots de fleurs que le vent a fait tombé
Trahissent ceux qui depuis ne les ont pas ramassé
On met des bouquets artificiels
Et le souvenir deviendra-t-il tel quel
Ils disent qu'ils viendront les voir sans cesse
Même leurs fleurs vivantes mourront dans la sècheresse
Comme un livre posé sur l'étagère devant leurs yeux
Ils ne liront plus même les gravures sur l'enfeu
Croire l'oubli trop rapide comme le corps brûlé qui devient cendre
Vouloir retarder cela par la décomposition en poussière de ses chers et tendres
À quoi bon tout cela si la vieillesse ne garantie pas la mémoire
À quoi sert un jardin des souvenirs s'il ne ravvive pas un nom du noir
Parce que ma mémoire ne sera jamais sûre dans cette Terre
Garde nous dans la Tienne Jéhovah si tu nous appelles les chers de ta chair

Lottare contro una malattia è una gara senza premio. Nessuno di chi amiamo si è mai iscritto a tale concorso. Credere di vincere qualche cosa quando non c'è la linea d'arrivo. Quant'è grande allora l'amore senza la ricompensa.
03 maggio 2023

Le Lever
C'est peut-être arrivé vers trois heures
On riait encore avant que frappe le malheur
Seuls mes yeux se sont rouverts dans une chambre blanche
Qui me l'annoncera avec douceur ou des paroles franches
Que les miens ne sont plus et devoir vivre à moitié
Comment l'accepter car on ne peut pas vivre rancunier
Et les sans gènes ont déjà pris possession de ma maison
Le silence et le vide se sont installés sur le lit de mon mari et de mon enfant
Les heures ont tourné vers la nuit où leurs photos deviennent noires
La lumière est partie car dans le deuil on guette la lueur d'espoir
À la mi-nuit quand la douleur a ôté ton sommeil
Les ténèbres déclinent et déjà ce n'est plus pareil
Et le soleil se relève doucement car il faut du temps
Pour avoir moins mal en s'éloignant du tragique instant
On n'oublie pas car c'est pour les revoir qu'on attend midi
Au zénith quand de leurs caisses noires se rouvriront leurs yeux aussi
Pour savoir quelle est l'intensité de mon coeur endolori
Il faut savoir quel heure est-il dans ma vie

Mon Amie
Ce fut un pleurs de petits cris
Le bonheur et commence la vie
La première il faut l'aimer c'est maman
Elle est fière tu es son enfant
Papa le sait il protège tant
L'aimer sa raison d'être son sang
Grande copine de jeux baby sitter ou confidente
Et elle ressemble à ta mère tu l'aimes ta tante
Presque le même âge les mêmes leçons qu'on apprend
Pas encore sage entre frère et soeur l'amour se comprend
Être un bébé eux grands parents au grand âge
Quand tu es née l'amour aussi eux et toi l'héritage
Plus que copain copine moins qu'une vraie amie
Mon cousin ma cousine l'amour se partage ainsi
Je connais tous les noms toutes les raisons
De les aimer autant ce sera toujours de cette façon
Un jour une inconnue qui est-elle
Pour aimer tu la raison laquelle
Quel lien de parenté oui pourquoi
Aimer hors maisonnée l'amour est-il sans loi
Une famille donc les aimer
Une amie pourquoi l'aimer
Je les aime depuis toujours ils sont mien
Je t'aime bien qu'avant tu n'étais rien
Aimer sous influence parce qu'on est les mêmes
Aimer sans obligeance l'amour désintéressé se sème
Et pourtant il y a bien plus grand
Agapé plus touchant Jéhovah nous l'apprend
Ce fut un pleurs de petits cris
Le bonheur et commence la vie
Ce fut qu'as-tu dans ton coeur et de dire moi aussi
Le bonheur une amie pour la vie

Il più bel pensiero
Esistono tanti modi per dirlo
Tocca a te adesso scoprirlo
Però dev'essere molto bello quel gesto
Dillo allora senza usare pretesto
Per molti che sono contenti
Ditelo con un sorriso a trentadue denti
Ma sarà un pensiero affettuoso
Per un fratello gioioso
Per un fratello diletto
Meglio dirlo in dialetto
Se lui è molto allegro
Non rovinate tutto essendo agro
Ci vuole molta inventiva con uno banale
Sorprendetelo dicendoglielo in modo originale
C'è da perdere i capelli con uno complicato
Ditelo spiegandone il suo significato
È molto triste trovare qualcuno depresso
Ditelo di cuore senza chiedere cos'è successo
Ma potrebbe essere solo triste
Fate in modo che cosi non persiste
Come fare se è pensieroso
Distraetelo in modo caloroso
Se il fratello è molto solitario
Accerchiatelo leggendolo nel vostro diario
A volte è molto distratto
Ditelo senza usare tatto
Quando uno è annoiato
Svegliate con forza l'interessato
Qualcuno potrebbe essere sentimentale
Recitatelo in modo teatrale
Che dire se è indifferente
Toccate il suo cuore teneramente
Non scoraggiatevi se è scontroso
Provateci anche se è difficoltoso
Se riuscite a trovare uno umile
Dirgli questo gli sarà utile
Siate cauti con uno timido
Lo metterete in imbarazzo se lo dite con un grido
Qualcuno potrebbe dirsi intellettuale
Lo dovrete pronunciare allora in modo ufficiale
Se conosci un fratello preciso
Devi scandirlo bene e deciso
Se sembra che lui sia mite
Sei sicuro di non provocare nessuna lite
Vuoi vedere l'effetto che fa su uno semplice
Il suo sorriso farà da giudice
Non urtarlo se è delicato
Sii molto raffinato
Bisogna fare diversi tentativi se sogna molto
Bisogna dirlo progressivamente da non svegliarlo di colpo
Non è impossibile se è sempre assente
Speditelo per lettera cosi lo leggerà il giorno seguente
La tattica di uno che si finge autoritario
Si sconfigge se lo dici in modo da guadagnarlo
C'è poca speranza per uno molto giusto
Dillo solo una volta se no ci proverà gusto
Ma quant'è bello trovare finalmente qualcuno buono
Glielo puoi dire tranquillamente su qualsiasi tono
Finché saremo imperfetti
Bisogna dirlo per dimenticare i difetti
Ma quando saremo perfetti
Lo diremo per proteggere i nostri affetti
Cercate se volete ancora altre persone strane
Alla fine solo questo pensiero rimane
Se volete sapere qual è il più bel pensiero, ebbene
Provate a dire ogni giorno " ti voglio bene "

Les rêves
Monter là-haut voir ce qui fabrique la couleur bleu
Dire que notre planète est faite de cet encre, c'est bien peu
Les jeux de ballon qui peuplent les souvenirs d'enfance
Donnent envie d'attraper celui qui passe dans le ciel en silence
Il faut fermer les yeux pour que les rêves commencent
Quel dommage de sommeiller pour qu'ils soient plus denses
Les aiguilles des secondes ont défilé sur mon cadran
Au rythme de tes pas qui se calquent à ma montre en marchant
Ta présence honore mon invitation car tu es venue
Répéter cent fois « je viendrai » fait mal si la promesse n 'est pas tenue
Si les cauchemars se font les lundis alors ce fût un beau dimanche
Car les jours où l'on est bien sont nécessaires pour que la déprime flanche
Le temps est célibataire car il tourne que dans un sens
Mais à deux l'autre nous fait connaître la joie du contresens
Quand le tourniquet va très vite on ne voit plus la noirceur
On se tient très fort à l'autre et disparaissent les hauts de cœur
ςa tourne de plus en plus vite
Le ballon aussi accélère et précipite
Etait-ce un rêve ou la réalité ?
Pour le savoir dois-je me pincer ?
Mon avant bras est bien rougi
C'était bien qu'un rêve mais tu l'avais promis
Tu dis que tu es passée plusieurs fois chez moi
Que j'étais pas là alors que je suis fou de toi !
Veux-tu remonter le temps pour qu'on vérifie ?
À la montagne les gens ne mentent jamais
Car la neige est toujours aussi blanche que la vérité
Si tu avais raison tes pieds auraient écrasé la neige devant ma porte
Pour la première fois il a neigé en août et aucune trace de toi mais qu'importe
L'horloge tourne toujours
Pour que mon rêve se réalise un jours

Perseveranza
Coraggio perché siamo quasi arrivati a casa
Là dove la felicità sarà la cosa più preziosa
Perché se guardi vicino
Vedrai un solo ostacolo che sembra piccolino
Ma ne vedrai tanti se guardi se guardi in lontananza
Vorrai persino chiederti com'è la tua perseveranza
Guardare vicino non sembra scoraggiante
Superare un ostacolo è da principiante
Guardare in lontananza e vederne tanti sembra impossibile
Cercare di superarli tutti sembra cosi difficile
Penserai che è meglio un ostacolo perché là finisce il tuo sguardo
Non hai mai pensato che è più bello vederne tanti perché cosi vedi anche il traguardo
E uno certamente dirà : " Elevate, elevate terrapieni ! Sgombrate la via. Rimuovete ogni ostacolo dalla via del mio popolo. "
Isaia 57 : 14

Fiore del campo
Maestà appartiene
alla bellezza di un fiore
Saggezza appartiene a chi capisce qual è il suo splendore
Ciò che appare agli occhi è sufficiente per capire la bellezza esteriore
Oltre ciò che appare agli occhi è sufficiente per capire di cosa è fatto l'amore
Sembra solo bello e quell'emozione ha già conquistato il tuo cuore
Non serve conoscere i suoi segreti perché non si può odiare un fiore
Crudele ricompensa se ti accontenti di guardare la sua sola qualità
Capace d'insegnare un sentimento se rispetti la sua volontà
Un fiore non è soltanto bello
Se ci pensi capirai anche quello
Non cerca di farsi notare ostentando una parvenza di finta bellezza
Anche se nessuno lo guarda non diventa brutto ma rimane sempre bello e questo è saggezza
Non possiede nessuna ricchezza ma gli appartiene solo la bellezza anche della sua dedizione
A darti è molto felice perché con niente riesce a farti nascere un emozione
Non cercare la compagnia del fiore del giardino disprezzando quello del campo
Non dare la gloria a uno perché non vuole lasciando all'altro il pianto
Accanto al fiore del giardino il fiore del campo riceve meno onore
Ma non esiste il più bel fiore perché tutti e due si comportano come il minore
Non deve faticare per essere bello e già dalla nascita riceve questo privilegio
Il tormento di non desiderarlo e voler essere servo dei tuoi occhi è il suo pregio
Non s'offende chiudendo i suoi petali lasciando la porta del perdono chiusa
Maltrattato dal vento vince il male col bene senza pretendere di sentir chiedere scusa
Se è vero che un fiore non parla ma capace solo di tacere riesce a esprimerti una parola
Allora se ne cogli a migliaia scoprirai che sono capaci di farti un bel discorso che ti consola
Essere commossi non dalle sue frasi toccanti perché non sa parlare
Ma le sue promesse sono protette dal silenzio perché non sa dire ma riesce a fare
Non potrà mai possedere il dono di un altro fiore poiché questo è il suo profumo
Essere se stesso non paragonando l'alba al tramonto ma rispettando la bellezza di ognuno
Appassito sembra si sia arreso perdendo la sua bellezza quando la prova non c'era
Le prove non la possono seccare ma persevera quando la sua bellezza torna in primavera
Lascia che il tempo ti faccia scoprire altre sfumature del suo carattere
Perché con queste saranno piacevoli le sorprese quando la monotonia riuscirà a sconfiggere
È vero che possiede una solo qualità e purtroppo anche un solo difetto
Quello di essere amato soltanto per il suo aspetto
Guardare la bellezza esteriore e accontentarsi di pensare quantè grande un fiore
Guardare una persona e credere di aver capito cosa c'è nel suo cuore
Semplice è il compito di decidere di amare un fiore solo dall'apparenza
Più difficile è discernere il cuore di qualcuno e decidere poi se vivere senza
Geova vede il cuore dell'uomo perché non l'esteriore fà di lui un suo servitore
Imitarlo imparando a leggere il cuore e forse risparmiare il dolore
Se potessimo guardare una persona come guardiamo un fiore
Allora avremmo capito che anche nel suo cuore esiste l'amore
Allora saggezza appartiene a chi ha capito qual è il suo splendore
Maestà appartiene alla bellezza di chi si comporta come un fiore
Poiché non come vede l'uomo vede Dio, perché il semplice uomo vede ciò che appare agli occhi, ma in quanto a Geova, egli vede il cuore.
1 Samuele 16 : 7
19 marzo 1994

Le Portail
Être le premier à partir qui témoigne
Qui de mon nom ou du tien s'éloigne
Ce nom frappé d'un poinçon sur l'acier
Comme signature d'un amour jamais rouillé
Jamais mettre un sceau de cire sur le bas d'un contrat
Le nom de ce sentiment en haut du cœur n'est gravé que là
J'étais heureux personne n'avait le double de ta clef
Ma serrure jalouse qui ne déchiffre que tes pas sur ton entrée
Sur ma poignée tes empreintes que je n'effaçais jamais
Comme révérence elle s'abaissait même avant d'être effleuré
A tes sorties je n'osais sortir de mes gonds qui tournent
Je préférais tes rentrées j'aimais m'écarter et ton corps qui me contourne
Mes barreaux qui te protègent avec mon puissant acier
Et chasser les intrus et être le gardien de ta vie privée
Mes volutes comme seule élégance de mon uniforme de portier
Pour accueillir toutes tes tenues pour que seul sur toi les regards soient posés
C'est toujours le deuxième qui aime plus que le premier
C'est moi qui reste car mon amour et supports sont ancrés sur le béton armé
Ce nom frappé d'un poinçon sur l'acier
Comme signature d'un amour qui commence à rouiller
Ton haleine chaude comme soins affectifs débloquait ma serrure gelée
Remise des clefs comme derniers soupirs qui bloquent à jamais mon loquet
Clef unique comme tes empreintes sur notre contrat que tu as annulé
Chaque jour tu me saluais de ta main comme une caresse sur ma poignée qui s'ouvre
En partant tu m'as fermé à clef ma poignée qui ne s'abaisse plus depuis
Me forçant à souffrir d'orgueil quand mon bonheur était de m'humilier devant ta beauté
Tu soignais ma colère par un peu d'huile versée sur mes gonds
Qui s'assèchent et grincent comme un sanglot pour tes oublis fréquents
Qui bloquent désormais mon portail maintenant fermé
Tu ponçais la rouille sur mes barreaux pleines de plaies
Comme bras une fois puissants qui ne pourront plus te protéger
Les voleurs défonceront mes barreaux et notre intimité sera souillé
Tu peignais de ta couleur préféré mes volutes salies par le temps
Météo et secondes m'ont rendu clochard un homme ne sait se soigner
Pourquoi ce cadeau d'adieu en cadenas que j'exhibe maintenant en médaille du mérite
Et cette chaine qui ferme mon portail comme un esclave qui ne pourra jamais plus me libérer d'une souffrance qui ne s'effrite
Mais je n'avais pas su comprendre que tu n'étais que locataire et non ma propriétaire
Année 2008
22 juin 2023

Folie
La terre était plate pour la majorité des gens qui avaient toute leur raison
Il a fallu l'arrondir pour tous ces nouveaux fous de notre génération
On aurait pu dire à quelqu'un il y a mille ans
Qu'un jour un homme parlerait dans une boîte qu'on appellerait télévision
Lequel parmi ces deux possède aujourd'hui ce beau trouble mental
Si croire à ces folies peut rendre l'impossible une chose normale
Suis-je sans bon jugement car vos verdicts vous ėloignent de moi ?
Et si être simple d'esprit signifiait ne pas croire vu que ça n'existe pas !
Les flèches du temps tournent à l'envers !!
Je persiste à le dire dans ce raisonnement « pervers »
Il est normal de quitter l'ile de demain pour l'ile d'hier
Quelques coups de rame et le temps remonte à l'envers
Choisir d'avoir un jour de retard ou d'avance
En reculant d'un pas à sa convenance
Tant que la terre sera ronde et des gens parleront dans des boîtes
Le temps ira toujours à reculons dans ces deux îles si inadéquates
Mais on n'excuse pas quelqu'un de fou
Qui voit le temps défiler dans un sens qui ne tient pas debout
Mais pour la paix de tous, j'avoue
Je suis complètement fou
Quand je regarde l'heure, il me faut toujours un miroir
C'est pour ça que je vois les flèches de l'horloge remonter à la case départ
04/03/2025

Appeler sa femme nuage du soir car c'est à ce moment là qu'ils sont les plus beaux. Je ne me lasserai jamais de l'aimer car j'attends toujours avec impatience les nouveaux nuages qui colorent les couchers de soleil de chaque soir. Quelle est belle la routine d'aimer.
17 mars 2025

L'amour, ce n'est pas dire oui à celle qu'on épouse. C'est dire non aux milliards d'autres femmes sur terre. On paye le prix de la peine que ça coûte de le dire mais avec l'amour de sa bien-aimée, n'est-on pas l'homme le plus riche de la terre ?
17 mars 2025





